REVUE DE PRESSE



DIABETE-MEMOIRE : les liens se précisent



Le diabète de type 2 influencerait l'apparition et l'évolution de la maladie d'Alzheimer : c'est ce que montrent aujourd'hui deux études menées par des chercheurs américains.

La médecine soupçonne déjà le diabète de détériorer les vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau. Il semble maintenant acquis que le processus de détérioration débute avant le diagnostic de diabète, au moment où l'organisme perd peu à peu sa capacité de régulation du sucre dans le sang.

Les neurologues estiment donc qu'il est primordial de lutter contre le diabète et les risques cardiovasculaires pour diminuer le risque.

Selon le Dr Ralph Nixon, de l'Université de New York, il ne faut toutefois pas vous inquiéter outre mesure si vous êtes diabétique, puisque la génétique reste le premier facteur de risque de maladie d'Alzheimer.

Un lien renforcé : la découverte des chercheurs américains montre que l'activité du cerveau ralentit tranquillement, au fur et à mesure que la quantité de sucre dans le sang augmente, bien avant que les gens ne présentent des troubles manifestes de la mémoire.

Pour en arriver à cette conclusion, les médecins de l'Université
Wake Forest ont fait passer une série de tests cognitifs à près de 3000 diabétiques.

Résultat: chaque augmentation de leur taux de sucre était liée à une diminution légère mais significative de la mémoire, de la capacité à faire plusieurs choses en même temps ou d'autres tâches cognitives.

Pour sa part, l'équipe de l'Université Columbia a suivi des centaines de personnes âgées qui ont accepté de subir des tests pendant qu'elles étaient encore en bonne santé, ce qui a permis de détecter les premiers signes de démence. De ces personnes, 156 ont par la suite développé une maladie d'Alzheimer.

L'équipe de Columbia a alors découvert que l'é
tat de celles qui présentaient un historique de diabète et un taux trop élevé de cholestérol s'aggravait plus rapidement.

Les travaux menés à l'Université Columbia sont l'objet d'un article publié dans les Archives of Neurology. Ceux réalisés à l'Université Wake Forest sont publiés dans le journal Diabetes Care.

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10 trucs de santé élémentaires pour vivre jusqu’à 100 ans

Une étude du Bristih Medical Journal 

Inutile de se bourrer de yaourt ou de vivre sur une montagne. En revanche, un peu d’exercice physique ne nuit pas.  Une etude du British Medical Journal menée sur 20 000 Anglais montre qu’on peut réduire de moitié  le risque d’un accident cardiaque  en étant actif, en mangeant cinq variétés quotidiennes de fruits et légumes et en évitant les cigarettes et l’alcool

1. Ne prenez jamais votre retraite. "Les sociétés dans lesquelles les salariés cessent brutalement toute activité accroissent le risque de maladie chronique et d’obésité," dit Luigi Ferrucci, directeur du Baltimore Longitudinal Study of Aging. La region de Chianti en Italie, a un pourcentage élevé de centenaires  qui conservent une activité régulière. Même à la retraite, ils continuent de cultiver un lopin de terre qui donne du raisin et des légumes. Si l’agriculture n’est pas pour vous, vous pouvez donner du temps à une association, apprendre la peinture sur soie…

2. Fil dentaire quotidien. Une etude menée en 2008 par l’Université de New York montre que l’usage du fil dentaire réduit les maladies des gencives. Les bactéries engendrées par une mauvaise hygiène dentaire peuvent pénétrer dans le sang et provoquer une inflammation des artères. D’autres études montrent que les personnes ayant un niveau bactérien élevé dans la bouche souffrent de rétrécissement des artères, un autre signe de maladie cardiaque.

3. Du mouvement. On ne le répétera jamais assez : bougez ! Inutile d’être un drogué des salles de gym. Le plus grand bénéfice de l’exercice physique va aux personnes sédentaires qui marchent une demi-heure par jour. Dans la rue, au supermarché, ces promenades accroissent la résistance de votre corps à la maladie. L’exercice du yoga peut vous aider à maintenir également une musculature en bonne santé.

4. Un petit déjeuner riche en fibres. Des céréales riches en fibres, surtout le matin peuvent stabiliser le taux de sucre dans le sang et réduire le risque de diabète dit le Dr Ferruci.

5. Dormir six heures par jour au moins. Inutile d’essayer de rallonger les journées, mieux vaut rallonger la durée de vie. Des périodes de sommeil d’au moins six heures sont nécessaires à une remise en forme globale. Tous les centennaires accordent une grande importance au sommeil.

6. Manger des aliments entiers et non des compléments alimentaires. A l’évidence, les personnes qui ont des taux élevés de sélénium, beta-carotène, vitamines C et E— vieillissent mieux et on un taux de déclin des fonctions cognitives moins élevé. Malheureusement, rien ne prouve que la prise régulière de ces nutriments sous forme de pilules ou  compléments alimentaires fournisse les mêmes bénéfices anti âge.. "Il y a plus de 200 caroténoïdes différents and 200 flavonoïdes différents dans une seule tomate ," Remarque M. Ferrucci, "et tous ces nutriments développent un un réseau d’échanges chimiques complexes qui va au-delà de l’action d’un complément alimentaire». Seule une alimentaire variée et riche en fruits et légumes peut fournir tout ce dont le corps a besoin.

7. Soyez moins stressés. Yoga, exercice, méditation, tai chi, ou même un exercice de respiration profonde pendant quelques minutes sont bons pour la santé. Ruminer, manger des chips comme un forcené devant la télévision, boire bière sur bière… très très mauvais.

8. Pas d’alcool ni de tabac . Sans commentaires.

9. Ayez des habitudes de vie. Les centenaires sont des gens routiniers.  Ils mangent le même type de nourriture et ont le même type d’activité toute leur vie. Ils se lèvent et se couchent toujours aux mêmes heures. Une vie irrégulière affaiblit les défenses immunitaires et accroit le risque d’être victime d’un virus ou d’une maladie infectieuse.

10. Refusez la solitude. Des relations sociales suivies, des amitiés, des amours sont le meilleur moyen d’éviter la dépression et de mourir prématurément.

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Les seniors veulent conduire même s'ils reconnaissent des difficultés

Une étude de la Prévention Routière

Les seniors tiennent à conduire même s'ils  reconnaissent ne pas être à l'aise dans certains cas (dépassements, présence de  poids lourds, redémarrage en côte, nuit), selon une étude publiée mardi 3 mars par la Prévention Routière <//font>et la Fédération française des sociétés d'assurances  (FFSA).

Cette étude confirme l'importance de la conduite automobile et de la  possession d'une voiture pour les seniors et leur mobilité (courses, relations  familiales, visite au médecin). Huit millions de possesseurs du permis ont plus de 65 ans, soit 20 % des 40  millions de permis délivrés en France. Ces seniors représentent 16 % de la  population française actuelle, ce chiffre devant quasiment doubler d'ici 2050.

L'étude montre par ailleurs combien il est difficile pour des proches  (conjoint, enfants ou médecin) d'aborder la problématique de la conduite  automobile avec un senior rencontrant des difficultés sur la route. L'étude a également permis de définir des profils différenciés de seniors  face aux problèmes: du déni des difficultés à conduire à l'acceptation passive  de l'arrêt de la conduite en passant par la reconnaissance d'une remise en  question

(Etude réalisée par Gaultier & Associés en septembre et octobre 2008 sur un  panel de 64 seniors - 60 à 75 ans et 75 ans et plus -, 20 enfants de seniors et  24 professionnels (médecins, acteurs de prévention), lors d'une soixantaine  d'entretiens individuels et quatre réunions de groupe.

Proposer un test de conduite à TOUS les conducteurs, quel que soit leur âge serait appréciable.
La société française de gérontologie et gériatrie avait étudié que ce test de conduite permettait de repérer d'éventuelles pathologies comme les problèmes ophtalmologiques, la maladie d'Alzheimer.

Pour plus d'information : http://www.preventionroutiere.asso.fr/default.aspx

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Les seniors vivent mieux au Nord de l'Europe ;  plus longtemps au sud

RESULTAT ENQUETE SHARE (*)

Des liens familiaux étroits, surtout dans le sud
L’enquête confirme que la famille joue un rôle important dans la vie des personnes âgées de 50 ans et plus. Il existe des différences entre le sud et le nord. Au Danemark, par exemple, seulement 13% des enquêtés vivent avec leurs enfants tandis qu'en Espagne ils sont  52% ; et plus de 80 % d'entre eux qui vivent au voisinage d’un de leurs enfants. Dans les pays méditerranéens, 86 % se voient tous les jours contre 42 % au Danemark.


Prêter main-forte : l’aide au sein de la famille
Un tiers des grands-parents participent à la garde des jeunes enfants . Dans l’Europe du nord, l’aide financière va des parents aux enfants. Dans le sud, l’aide financière circule plutôt des enfants vers les parents

Quand on aime son travail, on prend sa retraite plus tard
Les employeurs comme les employés utilisent les dispositifs de retraites précoces dans des pays comme l’Autriche ou la France où la retraite anticipée est encouragée financièrement. L’enquête mon­tre aussi l’importance cruciale de la satisfaction au travail. Des gens satisfaits continuent à travailler plus longtemps.  Au contraire, de mauvaises conditions de travail sont souvent associées à des problèmes de santé et une retraite précoce.

Des pensions complémentaires faibles en Europe

 En Suède ou aux Pays-Bas, les deux-tiers des retraités ont une pension complémentaire. Ailleurs, ces pensions complémentaires sont beaucoup plus faibles que les pensions publiques de base. Et la part de l’épargne de retraite privée, à travers des assurances vie par exemple, est encore moins importante.

Les activités bénévoles
10% des Européens de plus de 50 ans déclarent effectuer un travail bénévole. Ils sont 20 % aux Pays-Bas et la proportion est inférieure à 4% en Espagne ou en Grèce.

La famille proche protège de la pauvreté
Les personnes âgées d’Europe du sud vivent avec des revenus inférieurs à celles d’Europe du nord. La  plupart des Européens des pays du sud sont propriétaires de leur logement. Les difficultés financières sont atténuées par la proximité de l’entourage familial.

Une consommation alimentaire moindre dans le nord

Les dépenses de nourriture sont considérablement inférieures dans les pays nordiques, tels la Suède et le Danemark par exemple, que dans le reste de l’Europe. L’explication réside dans les différences de prix. Les retraités pauvres des pays du nord ne peuvent consommer que des biens alimentaires de base.

L’Europe du Sud : plus grande longévité, en dépit d’une santé pré­caire
Les Européens du Nord sont plus riches et en meilleure santé, mais ceux du Sud vivent plus longtemps.
Les femmes sont sujettes à la plupart des pathologies plus fréquemment que les hommes. Le sexe dit fort souffre des maladies les plus dangereuses telles que le diabète, les maladies cardiaques et les affections pulmonaires.

Avoir fait des études est bon pour la santé

Ceux dont le niveau d’études est le plus bas font moins d’exercice physique et souffrent plus souvent d’obésité que les individus du même âge de niveau d’études plus élevé. Dans tous les pays, les hommes sont plus souvent en surpoids que les femmes.

Une bonne formation professionnelle permet de se maintenir en bonne santé mentale
Les personnes âgées des pays méditerranéens, par exemple, éprouvent un déclin mental plus spectaculaire avec l’âge. Ceci peut être dû au fait que la formation tout au long de la vie professionnelle dans ces pays n’est pas aussi bien organisée que dans les pays nordiques.

 

(*) L’enquête SHARE sur les 50 ans et plus, répond à la demande du Conseil européen de bâtir une base de données sur la population âgée en Europe. SHARE(Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe (Enquête sur la santé, le vieillissement la retraite en Europe), a interrogé plus de 35 000 personnes âgées de 50 ans et plus dans 15 pays européens qui vont de la Scandinav à la mer Méditerannée, de l’Irlande à la Pologne. Ces résultats sont le reflet de l’année 2006. 

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Notre Temps : les plus de 70 ans réticents à parler d'autonomie avec leur entourage

Les personnes âgées de 70 ans ou plus peinent à  s'ouvrir à leur entourage de leur perte d'autonomie, ou de leurs craintes à ce  sujet, même si la majorité d'entre elles ne la vivent pas encore, selon une  étude Sofres parue dans notre temps décembre 2008.

La majorité des personnes âgées à domicile sont en bonne santé et  complètement autonomes, mais pour une minorité importante, la principale  difficulté réside dans les tâches ménagères (ménages, course): 34% d'entre elles  ont besoin d'aide pour le ménage et 4% n'y arrivent pas. L'enquête, réalisée par la Sofres auprès d'un millier d'abonnés du magazine, fait aussi ressortir que 21% ont du  mal à sortir de chez eux seuls, ou ont besoin d'aide.

Plus généralement, 45% des personnes ont des difficultés dans le quotidien  du foyer (19%) ou sont en perte d'autonomie personnelle (26%). Parmi celles qui font face à une perte d'autonomie, 55% ont "peur de  déranger". Et parmi celles qui sont considérées comme autonomes, 4 sur 10 ne  souhaitent pas aborder le sujet avec leur entourage.

Pourtant, huit personnes de 70 ans sur 10 envisagent de devenir moins  autonomes un jour, même si 64% d'entre elles n'y pensent que "de temps en  temps". L'étude relève que 19% en parlent en dehors de leur entourage, le plus  souvent à leur médecin. Par ailleurs, "plus la perte d'autonomie est grande, plus la peur de  déranger est forte", relève l'étude, en soulevant un paradoxe: ceux qui ont  "effectivement le plus besoin" d'aide "osent le moins la solliciter".

Lorsqu'on demande aux personnes "autonomes" ce qu'elles craignent le plus  pour les années à venir, la perte de mémoire cristallise les inquiétudes: 6 sur 10 la redoutent, les femmes d'avantage encore que les hommes (65% contre 46%). Les personnes ayant besoin d'aide pour la gestion du foyer sont 60% à avoir  pris des dispositions pratiques: aménagement du logement (36% des cas), contrat  d'assurance-dépendance (18%), téléalarme (11%) et déménagement dans un logement  plus adapté (11%) ou près des proches (11%).

Les personnes fragilisées sont 70% à recourir à des services à la personne,  aides ménagères et les auxiliaires de vie, dont les qualités humaines  (attention, respect, disponibilité) et leurs compétences sont plébiscitées par  neuf bénéficiaires sur dix.

Sondage réalisé du 22 au 27 septembre par téléphone auprès d'un échantillon  de 1.000 personnes de 70 ans et plus vivant à domicile, représentatif de  l'ensemble des 770.000 abonnés au magazine. Le profil de ces abonnés est proche  de celui de l'ensemble des quelques 8 millions de personnes de plus de 70 ans,  mais, précise la Sofres, il comporte plus de femmes (70% contre 59%). 

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Exercice physique régulier et Amélioration des fonctions cognitives

L'exercice régulier, comme la marche, paraît améliorer la mémoire chez les plus de 50 ans souffrant d'une légère diminution de leur capacités mentales, selon des travaux de chercheurs australiens publiés mardi 2 septembre aux Etats-Unis.

Une étude clinique parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 3 /09, menée sur 138 adultes de 50 ans et plus, présentant un risque de démence , "a montré que l'exercice physique  améliore les fonctions cognitives"  explique le Dr Nicola Lautenschlager de l'Université de Melbourne (Australie), principal auteur de cette recherche.

Les participants choisis au hasard ont été soumis à un programme les encourageant à faire de l'exercice à leur domicile pendant une période de 24 semaines ; l'objectif étant d'effectuer au moins 150 minutes d'activité physique d'intensité moyenne par semaine, en trois séances de 50 minutes chacune. L'activité la plus fréquemment recommandée était la marche expliquent les auteurs de l'étude.

Les participants ont finalement effectué 142 minutes d'exercice chaque semaine (ou 20 minutes par jour) en moyenne de plus que ceux du groupe témoin. Les fonctions cognitives de tous les sujets ont été mesurées durant une période de 18 mois selon l'ADAS (Alzheimer's Disease Assessment Scale), une échelle de référence élaborée en 1984, très utilisée pour la recherche et les essais pharmacologiques.

L'étude a montré que les bienfaits de l'exercice physique ont persisté pendant au moins douze mois après la fin du programme.

L'amélioration moyenne de ceux ayant participé à ces 24 semaines d'exercice régulier a été de 0,69 point sur l'échelle de l'ADAS par rapport au groupe témoin sédentaire. Même si ce gain est modeste, il est néanmoins potentiellement important étant donné le niveau d'exercice relativement faible effectué par les participants, soulignent les auteurs de l'étude.

"A la différence des médicaments qui se sont avérés inefficaces après une période de 36 mois contre une déficience cognitive bénigne, l'activité physique, non seulement a permi une légère amélioration dans ce domaine, mais a aussi eu des effets positifs pour la qualité de la vie et les fonctions cardiovasculaires", relèvent-ils.

Alors que la population mondiale vieillit, le nombre de personnes âgées atteintes d'Alzheimer va fortement augmenter pour passer de 26,6 millions aujourd'hui à 106,2 millions d'ici 2.050. "Si l'apparition de cette maladie est retardée de douze mois, on comptera 9,2 millions de cas en moins dans le monde", étant donnée l'espérance de vie, estiment ces chercheurs.

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6 baby boomers sur 10 confrontés à des pertes de mémoire liées à l'âge



Selon un récent sondage* sur les troubles de la mémoire liés à l'âge (TMLA) réalisé par l'institut Ipsos pour le compte de la Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada, en moyenne l'an dernier, six baby-boomers canadiens sur dix ont été confrontés à des pertes de mémoire à court terme… Alors que 68% des personnes interrogées indiquent qu'elles sont assez ou très préoccupées par cette question, il convient de rappeler que –heureusement- « tous les troubles de mémoire ne correspondent pas à la maladie d'Alzheimer ! »

« Les troubles de la mémoire liés à l'âge, ou les TLMA, se produisent parce que, comme tout autre organe vieillissant, la performance du cerveau décline avec l'âge », déclare le Dr Serge Gauthier, neurologue au Centre d'études sur le vieillissement McGill à Montréal...
Tout en précisant qu'« il ne s'agit pas d'un trouble neurologique. Les TMLA sont plutôt le résultat de changements qui se produisent à mesure que nous vieillissons ; nombre d'entre nous vivons avec de légers problèmes de mémoire qui font partie du processus normal de vieillissement. Même si ces problèmes n'affectent que légèrement notre vie au quotidien, ils sont préoccupants pour ceux qui les éprouvent et affectent leur productivité et qualité de vie ».

Retenons bien que les TMLA sont des désagréments qui viennent avec l'âge alors que la maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative.
« Tous les problèmes de mémoire ne se traduisent pas par la maladie d'Alzheimer. Toutes sortes d'appellations ont été données à des problèmes communs de mémoire qui se produisent chez les personnes plus âgées et qui ne sont pas nécessairement causés par des troubles neurologiques sérieux tels que la maladie d'Alzheimer ou d'autres formes de démence », souligne Taras Rohatyn, président de la Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada (FAPAC).

« Nous devons mieux comprendre ce que les Canadiens pensent et comment ils appréhendent la perte de mémoire/oubli afin que nous puissions mettre au point des initiatives qui viendront mettre en relief les signaux d'alerte liés aux troubles de la mémoire, l'importance d'une identification et d'une détection précoce de même que d'autres mesures à la disposition des gens pour bien vieillir. Il est essentiel d'être proactif », précise-t-il encore.

Parmi les répondants qui ont fait face à des pertes de mémoire au cours de l'année dernière, les exemples le plus souvent mentionnés portaient sur l'oubli de là où des objets, comme les clés et les lunettes, étaient rangés (35%) et de noms des personnes (34%). .../...

Les autres constats à retenir :
- Plus des deux-tiers des interviewés (69%) ont indiqué qu'ils seraient intéressés à participer à une clinique d'évaluation de la mémoire avec une infirmière, un pharmacien ou un autre professionnel de la santé.
- Quatre répondants sur dix (42%) ont dit qu'ils auraient fort probablement recours à des moyens tels que l'exercice physique, un régime alimentaire, des produits naturels, des médicaments et d'autres mesures pour prévenir ou contrôler la perte de mémoire/oubli ;
- Seulement un répondant sur dix (9%) était fortement d'accord pour dire qu'il y a des traitements efficaces pour la perte de mémoire/oubli ;
- Les interviewés ont indiqué qu'ils consulteraient diverses sources de renseignement pour savoir quoi faire et obtenir des informations sur la perte de mémoire et comment la prévenir, incluant leur médecin (88%), l'Internet (62%) ou un pharmacien (21%) ;
- La plupart des répondants (85%) n'ont jamais entendu parler de l'expression « troubles de la mémoire lié à l'âge (TMLA) ».

« Même si les gens demandent plus de renseignements sur la perte de mémoire ou les oublis à leur professionnel de la santé, nous ne disposons pas d'un outil d'évaluation pour les TMLA », a ajouté le Dr Gauthier. 

Les exercices d'entraînement qui pourraient permettre à un individu de demeurer alerte et de maintenir sa vivacité d'esprit comprennent :

- Avoir une alimentation équilibrée
- Faire régulièrement de l'exercice physique
- Rester socialement actif
- Minimiser le stress
- Faire des mots croisés
- Jouer aux échecs ou
- Apprendre une nouvelle langue

*Ce sondage sur les TMLA a été réalisé en juin dernier par l'institut Ipsos pour le compte de la Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada auprès de 1.390 adultes âgés de
40 à 60 ans et 349 proches aidants de patients atteints de la maladie d'Alzheimer.


En savoir plus sur le site Internet www.alzfdn.ca

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Le bon cholestérol allié de la mémoire



Le "bon" cholestérol serait un allié de la mémoire, selon une étude française montrant l'existence d'un déficit intellectuel vers la soixantaine lorsque son niveau est trop faible dans le sang.

L'étude dirigée par l'équipe d'Archana Singh-Manoux de l'Inserm (institut public de recherche médicale) est publiée lundi 30 juin 2008 dans la revue spécialisée Ateriosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology. Concernant près de 3.700 fonctionnaires anglais non déments, elle montre que de faibles concentrations sanguines du "HDL cholestérol" ("bon" cholestérol pour la santé du coeur et des artères), sont associées à un déficit et un déclin cognitifs vers l'âge de 60 ans."

Cette étude met en évidence un lien net entre le bon cholestérol et l'apparition d'un déclin cognitif, y compris en tenant compte de nombreux facteurs susceptibles de conduire à une démence (événements cardiovasculaires, consommation d'alcool)", estime Mme Singh-Manoux.

Or, le déclin est la première étape vers la démence. Des prélèvements sanguins ont été faits à cinq ans d'intervalle, en 1999 et 2004, pour mesurer les concentrations des graisses sanguines, dont le HDL et LDL ("mauvais" cholestérol).

Dans le même temps, les participants, soumis au test de mémoire des "20 mots", devaient citer le maximum de mots parmi les vingt présentés quelques instants avant. L'incapacité à citer plus de 4 mots ma quait un "déficit cognitif". L'oubli de plus de deux mots supplémentaires entre les deux phases de l'étude traduit un "déclin". Pour les personnes ayant un faible taux de bon cholestérol (moins de 40 milligrammes par décilitre) le risque de déficit intellectuel était accru de 27% par rapport à celles ayant un taux élevé (+60 mg/dl).

Cinq ans plus tard, les personnes ayant un faible taux de bon cholestérol avaient 53% de risque supplémentaire de présenter un déficit. De plus, la diminution du taux de bon cholestérol en cinq ans entraînait un risque supplémentaire similaire de présenter un déclin intellectuel (61%). "Des mesures simples" peuvent permettre de faire remonter ces niveaux pour le bénéfice de la santé cardiovasculaire et maintenant neurologique, souligne la chercheuse.

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Les Français et la Famille (étude SOFRES)



Pour la moitié des Français, la famille est synonyme d'amour. Pour deux Français sur cinq, elle est également associée au bonheur, avec de larges disparités en fonction de l'âge (34% des 15-24 ans et 48% des 35-49 ans), et de la région (36% des habitants du Languedoc-Roussillon, 37% de Franciliens et 54% des Franc-Comtois). 31% des Français rattachent également la famille à l'idée de responsabilités.

 

Par ailleurs, l'étude indique que pour un quart des Français, la solidarité illustre le mieux leur perception de la famille, notamment chez les plus dépendants (31% des 15-24 ans et 32% des 75 ans et plus). Viennent ensuite les notions de soutien (24%) et de sécurité (11%). Et dans une moindre mesure, des traits négatifs comme les soucis (6%), l'obligation (4%), la charge (3%), le conflit et l'incompréhension (2%).

 

La vision largement positive de la famille est confortée par le fait que, pour 99% des Français, la famille est quelque chose d'"important" dans leur vie.

 

Toutefois, aussi importante soit-elle, elle n'est "pas pour autant une référence absolue en matières de décisions personnelles et professionnelles" rélève TNS-Sofres.

Ainsi, moins de la moitié des Français déclarent se référer à leurs proches pour l'éducation de leurs enfants, 45% pour un choix professionnel, 39% pour l'achat d'une voiture, et 27% pour leur vie affective.

 

Seul l'achat d'un bien immobilier peut pousser une majorité de Français (64%) à chercher conseil auprès de leur famille.

 

Par ailleurs, l'étude signale que trois Français sur quatre considèrent que les évolutions de la famille depuis 20 ou 30 ans, sont "plutôt des changements de mentalité normaux dans une société", contre 25% qui y voient "plutôt un déclin de la famille".

 

 

Cette étude a été réalisée du 3 mars au 25 avril 2008 auprès de 4.400 personnes âgées de 15 ans et plus publiée le 10 juin dernier : >http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/100608_famille.htm

 

Pour retrouver d'autres études : http://www.tns-sofres.com/

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A 115 ans, elle avait toute sa tête....



Henrikje van Andel-Schipper, doyenne de l'humanité décédée en 2005 à l'âge de 115 ans avait encore toute sa tête quand elle est morte ! C'est en tout cas ce qu'affirme l'analyse post-mortem de son cerveau dans lequel les chercheurs n'ont trouvé aucune des maladies cérébrales généralement liées au vieillissement, indique une récente dépêche de l'AP.

 

 

Alors qu'il n'est plus si rare de vivre jusqu'à 100 ans, les scientifiques commencent maintenant à s'intéresser de très près aux supercentenaires, ces personnes qui vivent jusqu'à 110 ans et plus… En France par exemple, Lazare Ponticelli, le dernier soldat de la Grande guerre est décédé le 12 mars 2008 à l'âge de 110 ans.

 

 

Ainsi, dès l'annonce de son décès en 2005–probablement du à un cancer de l'estomac-, le corps de Henrikje van Andel-Schipper, alors doyenne de l'humanité, avait été immédiatement transporté à l'hôpital universitaire de Groningen pour qu'il puisse y être étudié par le professeur Gert Holstege.

 

Ce chercheur, dont les travaux vont être publiés dans le numéro du mois d'août de la revue scientifique Neurobiolmogy of Aging, avait à l'époque décidé de démontrer que l'on pouvait vieillir sans pour autant souffrir de maladies. En effet, malgré son grand âge et sa quasi-cécité, Mme Van Andel-Schipper avait toujours une bonne mémoire, était vive d'esprit, avait une pression sanguine idéale et un rythme cardiaque régulier.

 

Comme le souligne le professeur Holstege dans la dépêche de l'AP, alors que les résultats de ses recherches seront bientôt dévoilés : « tout le monde pensait qu'un cerveau de plus de 100 ans a toutes sortes de problèmes »... Ce qui n'était pas le cas de Henrikje van Andel-Schipper Et d'ajouter : « il est très important de soigner les personnes âgées comme des gens normaux, comme s'ils avaient 50 ou 60 ans ».

 

 

Pourtant cette vieille dame était née prématurément le 29 juin 1890 et ne pesait qu'un kilo et demi à la naissance. Elle était même considérée comme une enfant fragile, sa mère ne pensait d'ailleurs pas qu'elle survivrait. Elle s'est mariée tard, à l'âge de 48 ans et n'a jamais eu d'enfant. Elle a vécu dans un premier temps à Amsterdam puis ensuite à Hoogeveen, ville où elle est décédée. Son mari est mort 1959.

 

 

Outre son âge avancé, Mme Van Andel-Schipper était aussi connue pour être la plus ancienne fan du club de football de l'Ajax Amsterdam. Des représentants de l'équipe étaient venus lui rendre visite à l'occasion de son 114ème anniversaire. Lorsqu'on lui demandait quel était son secret pour vivre aussi longtemps, elle répondait malicieusement : « continuez à respirer ».

 

 

Selon le livre Guinness des records, Mme van Andel-Schipper, surnommée Henny, était devenue la femme la plus âgée de Hollande en 2003 et la doyenne du monde le 30 mai 2004 lors du décès de la Portoricaine Ramona Trinidad Iglesias-Jordan.

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Surdité et démence : des relations étonnantes



Un risque accru de démence par la panne d'audition

 

A partir de 75 ans, le risque de développer une maladie dégénérative comme Alzheimer est 2,48 fois plus élevé chez le sujet atteint de surdité. C'est ce que révèle une étude Acoudem menée à l'initiative du Groupe de recherche Alzheimer Presbyacousie entre août 2004 et février 2007.

 

On sait que la mémoire se nourrit des informations que lui procurent les sens et en particulier l'audition. Si ce sens devient défaillant comme dans le cas de la presbyacousie, la mémoire n'est plus autant sollicitée. Or, les premiers symptômes de la maladie d'Alzheimer portent justement sur ces souvenirs récents : le malade ne sait plus s'il a éteint le gaz, si le facteur est passé le matin même... D'où l'interrogation de chercheurs qui ont voulu savoir s'il existait un lien entre presbyacousie et démence.

 

Ils ont ainsi recruté 319 personnes de plus de 75 ans, vivant en institution depuis au moins un mois. Un peu plus de la moitié souffraient d'une presbyacousie qui entraînait une gêne sociale et 61 % de troubles cognitifs. Résultat : les personnes de plus de 75 ans ont 2,48 fois plus de risque de souffrir de démence que celles qui entendent correctement.

 

Il y a donc bien un lien entre presbyacousie et démence, sans savoir s'il s'agit d'une conséquence ou d'une corrélation cependant. Mais on sait que la démence est bien plus fréquente chez ceux qui entendent mal (52 % d'états démentiels dans le groupe qui entend ; 72 % chez les sourds...).

 

La seule manière de suppléer une perte auditive de presbyacousie est le port de deux aides auditives. Une aide qui n'est efficace que si elle est mise en place très tôt et de manière préventive dès les premiers signes de gêne auditive et donc de l'apparition des troubles auditifs mais également cognitifs.

Source : communiqué de presse du groupe de recherche alzheimer presbyacousie, grap.

Janvier 2008  

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Les bases nutritionnelles d'un vieillissement réussi...



Lors de la 48ème Journée annuelle de nutrition et de diététiques (JAND) qui s'est tenue le 25 janvier dernier au Cnit de Paris-la-Défense, les scientifiques ont passé en revue les facteurs nutritionnels qui retardent la sénescence et facilitent un vieillissement réussi tout en permettant de rester le plus longtemps possible actif et pertinent. Dans ce contexte, le professeur Monique Ferry de l'Inserm à Valence, propose une approche pluridisciplinaire des problèmes complexes du vieillissement réussi, au sein de laquelle la nutrition joue un rôle capital. Elle rappelle que le bon sens ne doit pas perdre ses droits : l'âge n'est pas une raison pour mal se nourrir, bien au contraire. Ce qu'il faut retenir sur ce thème : le vieillissement est inéluctable mais une prévention nutritionnelle bien conduite permet de retarder sarcopénie, ostéoporose, déclin cognitif, obstacles évidents au maintien d'une bonne qualité de vie.

 

Bases nutritionnelles d'un vieillissement réussi : par le professeur Monique Ferry, Espace Prévention Senior, Valence / Inserm U557, Université Paris XIII

Si le vieillissement est un phénomène inéluctable, vieillir sans pathologie ni handicap, en maintenant un niveau d'activités physique et cognitive élevé est tout à fait envisageable. Pour y parvenir, le facteur modifiable le plus accessible est sans aucun doute l'alimentation.

Lorsqu'on recense les principaux mécanismes impliqués dans le vieillissement, il apparaît en effet que l'alimentation joue un rôle important dans nombre d'entre eux, tels que l'apparition de l'insulinorésistance, le stress oxydatif, la sarcopénie (perte progressive de la masse et de la fonction musculaire) ou les modifications pathologiques du poids.

 

Agir pour favoriser un vieillissement réussi :

L'étude « Healthy Aging : Longitudinal study in Europe » (HALE, étude conduite dans onze pays européens) propose une approche multidisciplinaire du vieillissement réussi et de ses déterminants. Elle se fonde sur la mise en évidence des facteurs positifs de vieillissement chez des volontaires ayant atteints une grande longévité, en bon état de santé physique et psychique.

 

Au vu des premiers résultats obtenus, les conseils suivants peuvent être retenus :

- Maintenir un poids stable et ne surtout pas perdre de poids. Les régimes restrictifs sont à proscrire au-delà de 70 ans. Seul le régime sans sel peut être envisagé sur prescription médicale, pour une période limitée. Même chez le diabétique, les restrictions ne sont pas de mise. La réduction de leur appétit les conduit souvent à ne plus couvrir leurs besoins, y compris en glucides.

- S'alimenter selon le modèle dit méditerranéen, qui privilégie les fruits et légumes, réduit les acides gras saturés au profit des acides gras polyinsaturés et propose du poisson sans éliminer les produits animaux pourvoyeurs aussi de sélénium.

- Maintenir une tension artérielle et un niveau de cholestérol stables.

- Préserver le statut en micronutriments, sans espérer que des suppléments alimentaires permettront de compenser les carences créées par une alimentation aberrante ou restrictive.

- Boire de l'alcool avec modération et éviter de fumer. .../...

 

A ces cinq conseils, on peut adjoindre les recommandations suivantes :

- Préserver l'appétit et le goût. L'anorexie développée par les personnes âgées est liée à l'apparition d'un déséquilibre qui conduit à une prolongation de la sensation de satiété et réduction de l'appétit. L'anorexie est en outre accrue par une diminution du goût, elle-même augmentée par la monotonie des repas. Une alimentation enrichie qui permet de réduire le volume à ingérer et l'utilisation d'aromates pour relever la cuisine sont deux mesures qui favorisent une meilleure alimentation du sujet vieillissant.

- Préserver la masse musculaire et la densité osseuse par un apport suffisant en protéines de bonne valeur biologique telles que celles trouvées dans la viande, les œufs, les produits laitiers et le poisson. La pratique d'une activité physique modérée (marche, jardinage…) pendant au moins 30 minutes par jour et si possible en plein air (pour favoriser la synthèse de vitamine D) doit être associée aux mesures nutritionnelles.

- Maintenir un état d'hydratation correct. L'hydratation est essentielle au bon fonctionnement cellulaire. Or le vieillissement conduit à une diminution physiologique de la sensation de soif. L'alimentation apportant près de la moitié des apports hydriques, l'anorexie liée à l'âge contribue également à la déshydratation des personnes âgées.

- Préserver les contacts sociaux, l'autonomie financière et lutter contre la dépression. La solitude est un facteur de risque de dénutrition et un moteur de la dépression, elle-même considérée comme un facteur de risque de mauvais vieillissement. La précarité financière peut quant à elle s'opposer au maintien d'une alimentation adaptée.

 

Seniors, équilibrez votre alimentation !

- L'apport énergétique doit correspondre à au moins 1,5 fois la dépense énergétique. Il doit privilégier les glucides à faible index glycémique, en particulier les céréales et les féculents.

- Les apports en lipides ne doivent pas être abusivement réduits. Ils doivent cependant rester modérés et diversifiés, évitant les graisses saturées et certains acides gras trans.

- Un apport protéique quotidien d'un gramme par kilo est recommandé chez le sujet âgé sain. Cet apport sera augmenté en cas de pathologie, surtout si elle est de nature catabolisante.

- Les apports en micronutriments doivent être particulièrement surveillés. De nombreuses études indiquent un lien entre les déficits en micronutriments et la fréquence des pathologies dégénératives liées à l'âge. Les déficits les plus fréquents chez les sujets âgés sont ceux en sélénium, en vitamine C, en vitamine D et en certaines vitamines B comme les folates. Ces déficits sont non seulement dus à des facteurs environnementaux tels que les maladies chroniques et leurs traitements, mais aussi à des modifications physiologiques du tractus gastro-intestinal qui perturbent l'absorption et la biodisponibilité des micronutriments ingérés.

- Le sélénium (80 microgrammes/jour), et la vitamine E (20 à 50 mg/jour) aident à combattre le stress oxydatif, un phénomène reconnu comme l'accélérateur principal du vieillissement.

- Le zinc, le sélénium, le cuivre et la vitamine C et E maintiennent l'immunité.

- Le chrome lutte contre l'insulinorésistance et participe au maintien de la masse musculaire.

- Le sélénium, les bêta caroténoïdes, la vitamine E et les folates (400 microgrammes/jour) ralentissent le déclin des fonctions cognitives.

- Le cuivre, le zinc, le calcium et la vitamine D (400 à 600 UI/jour) préviennent la perte de densité osseuse.

 

Le recours à des apports complémentaires thérapeutiques en vitamine D se justifie souvent, en particulier chez les femmes. Même s'il est préférable d'adopter très tôt un mode de vie sain et de le conserver, il n'est jamais trop tard pour bien faire et des effets positifs de comportements alimentaires adoptés tardivement ont été bien démontrés.

 

JAND : l'une des plus importantes réunions francophones de nutrition

Fondée en 1960 par les Professeurs Henri Bour et Maurice Dérot, alors Chefs de Service à l'Hôtel-Dieu et organisée en collaboration avec l'Institut Benjamin Delessert, la Journée Annuelle de Nutrition et de Diététique est l'une des plus importantes réunions francophones de Nutrition. Elle rassemble chaque année plus de 1000 participants : diététiciens et médecins (pour plus de la moitié) mais également des cadres de l'industrie alimentaire, des étudiants et des journalistes, parce que la Nutrition est devenue une préoccupation légitime et un centre d'intérêt majeur, bien au-delà du cercle des spécialistes.

  

Mercredi 13 Février 2008 - Source : JAND

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Les fourmis possèdent-elles une mémoire d'éléphant

Les humains reconnaissent et se souviennent des visages des gens qu'ils ont rencontrés récemment, des caractéristiques de leur voix et peut-être même de leur parfum. "Des animaux aussi petits que les fourmis peuvent-ils en faire autant ?".

 

Les reines de certaines espèces de fourmis possèdent une mémoire d'éléphant: c'est ce qu'a montré une équipe de chercheurs de l'Université de Copenhague. Cette étude a été menée par Patrizia d'Ettorre, chercheur et professeur associé au département de biologie de l'Université de Copenhague, en collaboration avec deux étudiants.

 

Les jeunes reines, de deux espèces différentes de la fourmi brésilienne Pachycondyla, s'associent pour former une nouvelle colonie. Au début, les reines se battent pour établir une hiérarchie de dominance. Une fois qu'elles se connaissent, elles interagissent cependant paisiblement, chacune effectuant une tâche propre.Le groupe ainsi établi s'opposera à n'importe quelle nouvelle reine cherchant à les rejoindre: elle sera immédiatement reconnue comme étrangère.

Or dans cette nouvelle étude, l'équipe de Copenhague a montré pour la première fois l'étonnante capacité qu'ont les reines de reconnaître des individus spécifiques, aptitude basée sur une mémoire à long terme.

Ainsi deux reines qui interagissent pendant 24 heures, et sont ensuite séparées pendant les 24 heures suivantes, se reconnaissent parfaitement après cette séparation, indépendamment du fait qu'elles aient ou non interagi avec d'autres individus pendant cette période.

 

Les petites fourmis peuvent donc, avec leurs petits cerveaux, reconnaître leurs amis pour une longue période, aussi bien que nous autres humains.

 

Source: BE Danemark numéro 17 (7/11/2007) - Ambassade de France au Danemark / ADIT

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Le café protège la mémoire des femmes

La consommation d'au moins trois tasses de café par jour protège les femmes de plus de 65 ans d'une baisse de ses "performances cognitives", indique un communiqué de l'Inserm.

C'est la conclusion d'une étude menée durant quatre années sur environ 4 000 femmes et 3 000 hommes âgés de plus de 65 ans. La caféine semble agir seulement sur les fonctions cérébrales féminines. "Il est possible que les hommes et les femmes métabolisent différemment la caféine ou bien encore qu'il y ait une interaction hormonale", explique Karen Ritchie, directrice de l'Unité Inserm qui a mené ce travail en collaboration avec un laboratoire de neurosciences de l'Université de Lisbonne.

Les performances cognitives (mémoire, langage, logique...) se sont avérées meilleures chez les femmes buvant au moins trois tasses de café (ou six tasses de thé) par jour, que chez celles n'en consommant pas ou très peu. "Plus les femmes s'éloignent de la ménopause, plus le bénéfice de la caféine est important", ajoute Karen Ritchie. A noter que des études menées en laboratoire suggèrent que la caféine agirait sur des récepteurs spécifiques intracérébraux, et serait capable de protéger le cerveau.

Enfin, et malheureusement, la caféine n'aurait pas d'effet sur l'apparition de la maladie d'alzheimer.

Source :  Neurology, août 2007

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Moins de déclin cognitif chez les migraineux

Après 50 ans, les migraineuses auraient moins de problèmes de mémoire

 

Il n’y aurait pas que des désavantages à souffrir de migraines. Une étude menée par des chercheurs américains de Baltimore suggère qu’en vieillissant, les migraineux perdraient moins la tête que les autres.

 

Amanda Kalaydjian et ses collaborateurs de l’Ecole de Santé Publique Johns Hopkins Bloomberg ont suivi 1 448 femmes membres de la cohorte "Baltimore Epidemiologic Catchment Area Study" durant près de  15 ans. Parmi elles, 204 étaient migraineuses. A deux reprises, entre 1993 et 1996 et entre 2004 et 2005, les chercheurs ont fait passer à l’ensemble de ces volontaires un test d’évaluation de leurs capacités cognitives, un Mini-Mental State Examination.

 

Selon les résultats publiés dans la revue « Neurology », au début de l’étude, les migraineux ont des scores plus faibles que les autres en ce qui concerne la mémoire immédiate et la mémoire à long terme. En revanche, leurs performances baissent nettement moins avec le temps. Les calculs montrent que, par rapport aux non migraineux, ceux qui souffrent de migraines avec « aura », c’est-à-dire chez qui les crises sont précédées de signes annonciateurs tels que des troubles visuels, des picotements ou des fourmillements, présentent un déclin inférieur de 26% et de 47% en ce qui concerne la mémoire immédiate et la mémoire à long terme respectivement.

 

D’après les auteurs, c’est surtout chez les personnes de plus de 50 ans que l’effet protecteur de la migraine est observé. Chez les plus jeunes, le déclin serait en effet le même que chez les non-migraineux.

 

Comment expliquer ces résultats ? Pour Amanda Kalaydjian, « le recours à certains médicaments pour soulager les migraines, tels que l’ibuprofène, peut avoir un effet protecteur sur la mémoire et pourrait en partie expliquer nos résultats. Nos calculs montrent cependant qu’il n’y a pas d’effet significatif. » Selon la chercheuse, les personnes qui souffrent de migraines ont aussi souvent modifié leur hygiène de vie. « Par exemple, comme alternative aux médicaments, on conseille généralement aux migraineux d’adopter de meilleures habitudes de sommeil, de se relaxer et de réduire leur consommation de caféine » souligne la chercheuse qui suggère que ces habitudes pourraient également jouer. 

Cependant pour elle, « il est plus probable qu’il y ait des mécanismes biologiques sous-jacents, tels que des modifications de la structure des vaisseaux sanguins, des différences d’activité cérébrales… qui à long terme ralentissent le déclin cognitif ».

 

A l’heure actuelle, il est très difficile de connaître le poids de chacun de ces facteurs. Pour vraiment comprendre pourquoi la migraine exerce cet effet protecteur, d’autres études devront être menées.

 

A. Kalaydjian: “How migraines impact cognitive function: Findings from the Baltimore ECA”, Neurology, Apr 2007; 68: 1417 - 1424. (24/04/2007, L.J.S.)

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Le café préserve les neurones 

La recherche semble confirmer le lien entre consommation de café et amélioration des fonctions cognitives.
Une étude autrichienne, présentée lors de la réunion annuelle de la société de radiologie d’Amérique du Nord, démontrait un effet positif de la caféine sur le cerveau.
De nouveaux résultats, édités dans le Journal Européen de la Nutrition Clinique, suggèrent maintenant que les hommes dans la force de l’âge pourraient également bénéficier des vertus du petit kawa.

Des chercheurs finlandais, italiens et néerlandais ont suivi 676 hommes en bonne santé pendant dix ans. La consommation quotidienne de café a été estimée (en nombre de tasses par jour) et le fonctionnement cognitif mesuré en utilisant le Mini-Mental State Examination. Ce test évalue l'orientation, l'attention, la mémoire à court terme, le langage écrit ou oral et fournit un score final, plaçant l'individu sur une échelle de 0 à 30. 

L'exécution cognitive diminue naturellement avec l'âge, mais les résultats de cette étude prouvent que les hommes qui consomment régulièrement du café (3 tasses par jour) conservent mieux leurs capacités cognitives. 

Le café, produit par plus de 60 pays du monde continue d’intéresser la recherche d’une part pour ses avantages sur le diabète et maintenant aussi pour son effet rajeunissant. Attention toutefois à la consommation excessive de café chez des personnes présentant des troubles cardiaques

Journal Européen de la Nutrition Clinique – 08/2006


Les dents amélioreraient la mémoire

Des dentistes, psychologues et neurologues suédois et norvégiens collaborent sur le projet Betula, une étude sur l’âge, la mémoire, la sénescence et la santé. Ce projet a déjà presque 20 ans en Suède. Une étude sur environ 2 000 personnes à Umeå en Suède a révélé une tendance nette : Les gens qui gardent leur dentition complète ont une meilleure mémoire que ceux qui ont perdu des dents.

Le Professeur Jan Bergdahl de l’Institut d’Odontologie Clinique de l’Université de Tromsø, qui est est à la fois dentiste et psychologue, travaille étroitement avec les centres de recherches de Umeå et Stockholm. Leur conclusion a été publiée au niveau international : Les personnes âgées qui ont gardé leurs dents ont une meilleure mémoire que celles qui ne les ont plus.

Des chercheurs japonais ont trouvé des résultats similaires avec des souris et des singes ( les souris réussissaient à trouver de la nourriture dans un labyrinthe mais perdaient cette faculté lorsqu’on leur retirait leurs dents).

- ‘Nous savons que les dents sont importantes en vieillissant. La mastication apporte du sang bien oxygéné au cerveau et on mastique mieux avec ses propres dents’, déclare Bergdahl.

Les chercheurs norvégiens et suédois vont désormais examiner si le nombre de dents est significatif, et si certaines dents ont un rôle plus important pour la mémoire que d’autres. Ils vont aussi examiner si les implants en titane ont un impact sur la mémoire et si il a des composants génétiques à la perte des dents et de la mémoire…

En Norvège et Suède il était habituel jusqu’à une cinquantaine d’années de retirer toutes les dents et de mettre un appareil dès qu’un seule dent pourrissait.

Source Aftenposten – 15/11/2006


Nuit électrique contre trous de mémoire : vers la machine à apprendre ?

Des stimulations électriques savamment dosées aident à mémoriser des apprentissages récents. Scientifiquement intéressants, ces résultats manquent un peu de consistance pour espérer une machine à apprendre.

Avant de se coucher, treize étudiants en médecine de l’université de Lübeck (Allemagne) se sont livrés à quelques exercices de mémorisation : apprendre des paires de mots et de dessins, taper par cœur une suite de caractères sur un clavier et réaliser un exercice consistant à dessiner en regardant sa main dans un miroir. Puis, on a installé sur leur crâne une kyrielle d’électrodes maintenues par un bandage. Et au dodo.

Durant le sommeil de ces cobayes volontaires, Lisa Marshall, Jan Born et leurs collègues ont surveillé les encéphalogrammes pour repérer les phases de sommeil profond, pendant lesquelles tous les signes vitaux sont au ralenti. Plus précisément, les scientifiques attendent les bouffées d’ondes lentes. Pourquoi ? Parce que l’on sait que réveiller quelqu’un à cet instant dégrade ses capacités de mémorisation d’événements récents.

Le sommeil cimente nos souvenirs

Si on perturbe la mémorisation en interrompant le sommeil durant ces émissions d’ondes lentes, c’est qu’il se passe quelque chose… A l’inverse, la mémoire ne s’en trouverait-elle pas améliorée si on stimulait ces ondes ? C’est ce qu’ont voulu vérifier les chercheurs allemands en envoyant sur leurs étudiants endormis des impulsions électriques, légères mais accordées sur les fréquences des ondes lentes (quelques hertz). Les étudiants ont dormi deux nuits avec leur appareillage sur le crâne mais n’ont reçu de stimulations que durant l’une des deux, sans savoir laquelle.

Résultat : positif ! Les personnes stimulées durant la nuit présentent une amélioration «modeste mais significative » de leur capacité de mémorisation. Mais l’effet n’est obtenu que pour deux tests : ceux consistant à se souvenir de mots et de dessins. Pour les suites de caractères tapés au clavier et pour l’apprentissage d’un exercice de dessin, aucune amélioration n’est notée.

On est donc encore loin du stimulateur cérébral que l’on branchera sur sa tête la veille d’un examen mais cette expérience éclaire un peu mieux la manière dont notre cerveau travaille la nuit pour affermir la mémorisation de certains types de connaissances durant certaines phases de sommeil. Application pratique : avant un examen, dormez bien et laissez faire la nature !

Science NOW Daily News – 06/11/2006


Les bienfaits de la sieste sur la mémoire

Selon une étude menée par Indrani Ganguly-Fitzgerald de l'Institut de neurosciences de San Diego, une vie sociale intense chez la drosophile nécessite des siestes plus longues pour la mise en mémoire : la sieste est importante pour la mémoire sociale.
L'impact du sommeil sur la mise en mémoire est d'un grand intérêt pour les neurobiologistes. Ils ont démontré que l'apprentissage d'une nouvelle fonction peut être amélioré par le sommeil, les troubles du sommeil affectent d'ailleurs cette mise en mémoire. Le sommeil est donc important dans le processus d'organisation du cerveau.

Pour étudier l'effet de l'expérience sociale sur le sommeil, le choix de la drosophile pourrait paraître étrange. Cependant, les drosophiles sont faciles à manipuler génétiquement et leur comportement social a été largement observé lors d'expériences. De plus, depuis 2000, il a été démontré que la drosophile est capable de dormir. Ses repos se manifestent par des siestes pouvant durer environ 2h30. Pour Ganguly-Fitzgerald, "les drosophiles nous ressemblent en quelque sorte, si bien que nous pouvons les appeler des petits humains avec des ailes".
Les scientifiques ont séparé deux groupes de mouches dès leur naissance pendant quatre jours. Un premier groupe a grandi en contact d'au moins trente congénères et le second s'est développé de manière solitaire.
Les résultats sont étonnants puisqu'ils ont révélé que les mouches "sociales" dorment quatre fois plus que les mouches "solitaires" (60 min. contre 15 min). Elles gardent cependant le même comportement durant la nuit. Pour contrôler les résultats, des drosophiles ont été mutées au niveau de gènes importants pour la vue et l'odorat. Ainsi, elles sont incapables de se sociabiliser. Chez ces mouches, aucune différence dans le "pattern" du sommeil n'est observée. Ces résultats démontrent que les siestes sont importantes pour la mise en place de la mémoire alors que le sommeil durant la nuit semble avoir différentes fonctions chez la mouche.
Les chercheurs ont approfondi ce phénomène en étudiant 49 gènes importants pour l'apprentissage de la mémoire et leur relation avec le sommeil. Lorsque 17 de ces gènes sont inactivés, le comportement social n'affecte pas le temps de sieste. Ils sont tous impliqués dans l'apprentissage de la mémoire à long terme.
Les chercheurs espèrent désormais identifier des homologues de ces gènes chez l'humain afin de comprendre les processus biochimiques impliqués dans la consolidation de notre "mémoire sociale".
Pour Chiara Cirelli, de l'université du Wisconsin à Madison, cette étude démontre également que les drosophiles peuvent être un vrai modèle pour ce type d'études même si la communauté du sommeil reste difficile à convaincre

"Waking experience affects sleep need in Drosophila."(2006), Ganguly-Fitzgerald I, Science. 313(5794): pp1775-81. 10/2006


La mémoire du pigeon

Le pigeon que vous avez chassé de votre balcon ou délogé de son banc se souviendra peut-être longtemps de vous. Une étude menée par deux chercheurs, un Français et un Américain, montre que le pigeon et le babouin ont tous les deux une bonne mémoire à long terme, même si l’oiseau est plus limité que le singe. Le pigeon peut mémoriser entre 800 et 1.200 images et il atteint alors sa limite. Quant au babouin il en a enregistré entre 3.500 et 5.000 en trois ans d’étude, sans atteindre sa limite, selon Joël Fagot, de l’Institut de neurosciences cognitives de la Méditerranée (CNRS) et Robert Cook (Tufts University).

Afin de pouvoir comparer les capacités des oiseaux et des mammifères, ces deux chercheurs ont soumis deux pigeons et deux babouins aux mêmes tests, seul le dispositif était adapté à l’anatomie de l’animal. Le nombre d’images montrées aux animaux a été progressivement augmenté au cours de l’étude. Le score des babouins est impressionnant : lors des 75 dernières sessions ils ont été capables de reconnaître 78 à 80% des images parmi un stock de près de 6.000 items. Pour les pigeons les scores sont de 62% et 67% parmi 3.000 et 2.000 photos, respectivement.

D’autres travaux portant sur une espèce à la fois ont montré que les animaux ont de la mémoire, comme le cassenoix d’Amérique qui se souvient de plusieurs dizaines d’endroits où il a caché sa nourriture pendant l’hiver.

L’évolution de la mémoire chez les vertébrés est sans doute liée à celle des capacités cognitives et de l’intelligence, expliquent Joël Fagot et Robert Cook, qui publient leurs travaux cette semaine dans les PNAS. Plus la quantité d’informations stockées est grande, plus les capacités cognitives complexes peuvent se développer, notamment la capacité d’abstraction.

NOUVEL OBSERVATEUR – 07/11/2006


La vitamine B9, indispensable aux plus âgés

La vitamine B9 améliore les fonctions intellectuelles des personnes âgées. Un bénéfice qui vient d’être confirmé par une étude rigoureuse menée pendant 3 ans aux Pays- Bas et dont les résultats ont été publiés dans le Lancet.

Jane Durga et son équipe du département de Nutrition humaine de l’université de Wageningen ont recruté 818 personnes âgées de 50 à 70 ans à qui ils ont donné pendant 3 ans soit 800 microgrammes de vitamine B9 soit un placebo. La vitamine B9 (ou acide folique sous sa forme synthétique) est surtout connue pour ses effets protecteurs contre les malformations du tube neural chez les embryons. Mais elle fait bien plus. En baissant le taux sanguin d’homocystéine (un acide aminé qui, lorsqu’il est trop abondante dans le sang, augmente les risques cardiovasculaires), elle permet aussi de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires et d’améliorer les performances intellectuelles des personnes âgées.

C’est ce dernier résultat que vient de confirmer l’étude de Jane Durga. La supplémentation en acide folique a permis d’augmenter de 576% le taux sanguin de cette vitamine. Parallèlement, la mémoire et la vitesse de traitement de l’information des personnes supplémentées se sont révélées supérieures à celles du groupe placebo.

Pour la directrice des relations médicales de l’association américaine Alzheimer, Maria Carrillo, « nous pouvons retenir que l’acide folique améliore les fonctions intellectuelles des personnes présentant des taux d’homocystéine élevés ».

The Lancet – 01/2007


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